Beaucoup de triathlètes pensent que le GPS de leur compteur suffit. C'est une erreur. Sous un tunnel, en forêt dense ou lors d'une accélération brutale, le GPS a de la latence (un décalage). Les capteurs de vitesse et de cadence sont des outils simples et abordables qui garantissent des données fiables à 100%, instantanément, quelle que soit la météo ou la couverture satellite.
Deux petits boîtiers pour changer ton entraînement :
Comme l'expliquent les experts, le capteur de puissance est le seul juge de paix. Contrairement à la fréquence cardiaque qui est influencée par le stress, la chaleur, la caféine ou la fatigue (le fameux "dérive cardiaque"), le Watt est une mesure mécanique objective. 200 Watts, c'est 200 Watts, qu'il fasse 10°C ou 30°C.
Il existe deux grandes familles dominantes sur le marché :
Les Pédales (Favero Assioma, Garmin Rally) : C'est le choix n°1 des triathlètes.
Avantage : Elles s'installent en 2 minutes comme des pédales classiques. Tu peux donc facilement passer ton capteur de ton vélo de route (entraînement) à ton vélo de chrono (compétition).
Le Pédalier / Manivelle (SRAM Quarq, Shimano, Stages) : Le capteur est intégré dans l'étoile ou la manivelle gauche.
Avantage : C'est souvent plus esthétique, mieux protégé des chocs et (parfois) plus léger. Mais c'est plus complexe à démonter.
La question du budget se pose ici.
Capteur Simple (Gauche) : Il mesure la puissance de ta jambe gauche et la multiplie par deux. C'est suffisant pour 90% des athlètes qui n'ont pas de déséquilibre musculaire majeur.
Capteur Double (Gauche + Droite) : Il mesure réellement chaque jambe. Indispensable si tu reviens de blessure ou si tu cherches à perfectionner ta technique de pédalage (équilibre G/D).
Sur longue distance, le capteur sert de régulateur de vitesse. En te fixant une cible de Watts stricte (par exemple 70-75% de ta FTP), tu t'interdis de partir trop fort dans l'euphorie du départ. C'est l'assurance-vie pour ne pas exploser au 30ème kilomètre du marathon qui suit.